Depuis trois ans, au printemps, le festival La guitare au cœur des cultures proposait des concerts, des master-classes, des expositions et des conférences. Mais il n’y aura pas de quatrième édition cette année, l’organisatrice, Valérie Schmitt Clauss, pour des raisons personnelles, ne pouvant assurer la tenue de la manifestation. La passionnée donne cependant déjà rendez-vous pour 2013.

On ne peut pas assurer la tenue du festival cette année », indique Valérie Schmitt Clauss. Pour des raisons personnelles, l’initiatrice de cette manifestation a souhaité prendre du recul. Ce contre-temps ne signifie pourtant pas la disparition de cet événement.
« Nous envisageons sa relance en 2013. » Une quatrième édition qui devrait être même encore plus prometteuse que les précédentes, en terme d’artistes invités et quelques originalités au niveau des salles des concerts.
Traditionnellement l’événement prenait place au printemps dans le calendrier, avec des concerts et des master-classes mais aussi des expositions et des conférences. Une très belle façon de mettre en avant toute une culture, de ses racines à ses prolongements. Dont Forbach, du fait d’une population de gens du voyage implantée depuis des décennies, écrit aussi une page.
Et tout le talent de Valérie Schmitt Clauss est de fédérer autour d’elle des énergies, en s’appuyant sur les partenaires locaux (UPT, école de musique, musiciens, etc.) Dommage que la dynamique soit freinée.
« Depuis le début, nous réfléchissions de toute façon à ne programmer le festival que tous les deux ans car c’est très lourd à organiser », relativise Valérie Schmitt Clauss. « Mais je considère que le festival à toute sa place à Forbach, du fait de la présence d’un nombre important de musiciens de talent dans le secteur », précise la professeur de musique. « Et puis, cela offre beaucoup d’émotions. Ce sont des rendez-vous magnifiques entre les artistes et le public. »
Si le festival est en stand-by, l’association, elle, poursuit ses activités. « Nous répondons présents pour des concerts ou des actions sur une journée, comme des master-classes. » Ainsi, début octobre, c’est au château de Malbrouk qu’un concert Gypsy swing a été donné par Samson Schmitt et sa formation. « Cela s’est très bien passé. Il y avait des auditeurs de toute la France », commente Valérie Schmitt Clauss. « Nous avons la chance de pouvoir compter sur de nombreux soutiens », conclut-elle.
Et c’est toutes ces fidélités qui devront être au rendez-vous de 2013.
Ça va jaser donc… à défaut de jazzer. Une fois de plus, ici, on regrette la disparition, même momentanée, d’une manifestation culturelle. On ne va pas refaire la liste – ça agace en mairie ! Mais que La guitare au cœur des cultures se mette en sommeil n’est pas une bonne nouvelle. Parce qu’il existe des réveils douloureux.
Ce festival est pourtant vital, au sens où il met en lumière – et en son – la vitalité d’un pan de la culture forbachoise. Eh oui, le jazz manouche y a des racines fertiles : une symphonie de talents qui en constitue une identité, longue à être reconnue.
Il a fallu que Dorado Schmitt éclabousse de virtuosité le Birdland new-yorkais pour qu’on le programme sur une scène municipale ! Les autres guitaristes font des apparitions au gré de programmations disparates.
L’initiative de Valérie Schmitt Clauss a l’intelligence de rassembler en un temps donné ces artistes. Si le festival meurt on en reviendra à la cacophonie des organisations éphémères. La médiathèque, acteur culturel majeur, ne pouvant pallier toutes les incohérences d’une absence de politique culturelle ordonnée.
On aimerait tant, juste parfois, ne pas avoir le sentiment de p… dans un violon, fut-il tzigane.
B. B
Une peinture réalisée dans le bon tempo par Jean-Pierre Blanchard avec la complicité de Sansom Schmitt et de son groupe de jazz-manouche. Photos RL
Difficile de trouver de la place sur le parking situé à proximité du centre d’action culturel de Forbach. Blindé, comme disent les jeunes. Idem à l’intérieur, où parents, grands-parents, et autres tontons n’ont pas laissé un siège de libre pour applaudir les musiciens et danseuses venus se produire pour le grand spectacle organisé pour le soixantième anniversaire du conservatoire, profondément ancré dans la vie locale. De ce fait, les départements de l’école de musique ont traité leur présentation sur différents thèmes qui ont marqué l’histoire du Bassin houiller : l’immigration, l’industrie, la mine se sont accordés aux percussions, clarinettes et autres violons.
Pour souffler dignement les soixante bougies, la direction du conservatoire a mis aussi les moyens en accueillant quelques guests stars. Surprise, après la présentation d’une pièce de Vivaldi par les classes de guitare de Valérie Clauss et de Frédéric Carpino, le public a eu droit à une prestation du guitariste de jazz-manouche par Samson Schmitt et de son orchestre. Pendant que les virtuoses surfaient sur les cordes, le saltimbanque du pinceau Jean-Pierre Blanchard faisait apparaître comme par magie le portrait de Django Reinhardt.
Jean-Pierre Blanchard est connu du grand public depuis qu’il passe à la télévision comme étant un maître du speed painting. Hier, il a vraiment impressionné les spectateurs par sa façon de peindre, de s’agiter devant cette grande toile et de finir le tableau en même temps que les musiciens reposaient leurs médiators. « Je suis un frustré de la musique et j’essaie simplement de réaliser le mariage de la peinture et de la musique, en peignant un portrait sur une chanson », confiait l’artiste avant sa prestation.
Dimanche 2 octobre 2011, la Guitare au Coeur des Cultures animait le Château de Malbrouck avec une journée de manifestations : masters classes, conférence et concert de la nouvelle formation de Samson Schmitt.

Ce fut un très grand moment musical et de partage dans un lieu mythique.
L'ambiance des masters classes (guitare, rythmique et violon) a permis un travail efficace et le partage avec les musiciens a été apprécié de tous.
Une conférence très intéressante nous a permis d'en apprendre plus sur l'histoire de la guitare.
Enfin les 2 concerts qui ont fait salle comble nous ont emplis de joie. La nouvelle formation Gypsy Swing intégrant 3 violonistes de talents nous a montré tout son potentiel. Surprenants de sensibilité, ils ont animé l’amphithéâtre du Château en finissant pas un boeuf mémorable.
Tous les participants ont compris qu'ils vivaient un moment magique.
Merci à tous : aux musiciens, au Conseil Général de la Moselle pour la collaboration et à tous le public présent qui a communié dans la musique.
Voici pour illustrer quelques photos, l'album complet et à visionner sur la page Facebook de la Guitare au Coeur des Cultures.

L'association a été créée pour donner une structure juridique au projet et permettre l'organisation du Festival de Musiques Nomades. Elle a d'ores et déjà prévu d'organiser d'autres manifestations autour de la guitare et la musique en général dans le but de rapprocher les cultures.
Vous pouvez nous aider en devenant membre et en contribuant financièrement à nos actions.
Toute aide sera la bienvenue.
Valérie Schmitt Clauss est professeur de guitare depuis 27 ans à l’école de musique de Forbach (plus ancienne enseignante de l’école). Originaire de Metz où elle habite avec sa famille composée de 5 enfants dont plusieurs musiciens. Elle a commencé la guitare à l’âge de 4 ans et étudié à Paris avec Alberto Ponce. Professeur depuis l’âge de 16 ans, elle est titulaire de CA (Certificat d’Aptitude Professeur de Guitare). Elle a sorti un CD en 1999 et a donné des concerts à Forbach et dans la région messine.